Contemplons le mystère de la Nativité

Contemplons le mystère de la Nativité, dans le silence et la joie,

avec la prière de Madeleine Delbrel

« Tout sera permis dans le jour qui va venir,

Tout sera permis et demandera que je dise « oui ».

Le monde où Jésus me laisse pour y être avec moi

Ne peut m’empêcher d’être avec Dieu ;

Comme un enfant porté sur les bras de sa mère

N’est pas moins avec elle parce qu’elle marche dans la foule.

Jésus, partout, n’a cessé d’être envoyé.

Nous ne pouvons pas faire que nous ne soyons,

À chaque instant,

Les envoyés de Dieu au monde.

Jésus en nous ne cesse pas d’être envoyé,

Au long de ce jour qui commence, à toute l’humanité,

De notre temps, de tous les temps, de ma ville et du monde entier.

A travers les proches frères qu’il nous fera servir, aimer, sauver,

Des vagues de sa charité partiront jusqu’au bout du monde,

Iront jusqu’à la fin des temps.

Béni soit ce nouveau jour,

Qui est Noël pour la terre,

Puisqu’en moi Jésus veut le vivre encore. »

Madeleine Delbrel

Contemplons le mystère de la Nativité, dans le silence et la joie,

avec le texte de Maurice Zundel

« C’est une découverte qu’il faut faire sans cesse.

Le Bien est Quelqu’un,

Le Bien est une Personne.

Le Bien est une Vie,

Le Bien est un Amour et toute la sainteté est là :

Laisser vivre cet Autre en nous,

Qui est confié à notre amour,

Nous retirer devant lui.

Lui être un espace,

Lui devenir toujours plus transparent,

Afin que notre vie soit la révélation de la sienne. »

 Maurice Zundel

Echos de la semaine de prière accompagnée…

3 échos de la semaine de prière accompagnée (SEPAC) qui a eu lieu du 5 au 12 décembre dans la paroisse Ste Marie du Hameau-Pau se termine au diapason du dimanche de la joie ! 16 personne ont participé à cette proposition de l’équipe locale de Pau.

Je rends grâce au Seigneur d’avoir répondu à l’invitation pour cette semaine de prière accompagnée.

Je rends grâce pour les fruits qu’elle m’a apportés : la conviction encore plus profonde que le Seigneur a toujours été, et est à mes côtés, qu ‘il me tient la main dans les moments de bonheur mais surtout dans les épreuves !

Merci Seigneur pour la Confiance, la Paix, l’Esperance.

Bernadette

J’ai hésité à participer à cette « semaine de prière dans la vie » car j’appréhendais que ce soit trop strict, trop rigide. Mes craintes ont été dissipées dès la première rencontre, quand j’ai entendu et lu : « on propose ‘une façon de prier avec la Parole de Dieu’ ».

Je retiens de cette semaine :

  • Le Seigneur n’oblige pas, il appelle et il espère notre oui, mon oui.
  • La prière peut être un dialogue entre Dieu, qui me parle par sa Parole, et moi qui l’écoute, lui parle de ma vie, mes attentes, celles de l’humanité.
  • « Si seulement tu avais prêté attention à mes commandements, ta paix serait comme un fleuve. » (Isaïe 48, 18). Je peux recevoir la paix de Dieu.
  • L’écoute de la Parole m’a amenée à contempler Dieu.

Je veux poursuivre :

  • La prière de contemplation
  • La recherche de la paix, d’être artisan de paix.

Je dis merci à l’équipe, à mon accompagnatrice. Je suis heureuse d’avoir participé à cette retraite.

Christiane

J’ai découvert Coteaux-Païs et la « semaine de prière accompagnée » en faisant des recherches dur internet. Je souhaitais approfondir mon cheminement vers Dieu, apprendre une façon de prier différente de ce que je connaissais.

Cette semaine qui vient de s’achever a été très riche pour moi. La présentation qui a eu lieu le premier jour m’a permis de comprendre la méthode proposée, très concrète, grâce aux enseignements de St Ignace. Chaque jour de la semaine, j’ai pu découvrir un texte de la Bible et me recueillir en me confiant à Dieu. Je me suis projetée dans les textes, imaginant être dans les scènes bibliques, et je me suis mise à l’écoute de mon ressenti. A la fin du temps de prière, j’ai pu parler au Seigneur en ouvrant mon cœur. Chaque jour, j’ai été reçue par mon accompagnatrice ; elle m’a aidée à déchiffrer ce qui s’est passé pendant mon temps de prière, avec une écoute bienveillante et riche d’enseignements.

Le dialogue que j’ai pu vivre avec le Seigneur pendant cette semaine de retraite m’a apporté beaucoup de joie. Je vais continuer à vivre ces moments précieux au fil des jours.

Merci beaucoup à Coteaux-Païs pour cette initiative, et un grand merci particulier à mon accompagnatrice.

Paméla

Le 3 décembre, l’Église fête saint François Xavier

Quelques dates

1506 :  Naissance le 7 avril à Javier, près de Pampelune en Navarre

1525 : départ pour Paris, pour les études, au collège Sainte Barbe. Rencontre avec Pierre Favre puis Ignace de Loyola.

1534 : Ignace de Loyola, François-Xavier et cinq autres amis prononcent leur vœu de pèlerinage à Jérusalem

1537 : Ordination le 24 juin d’Ignace et François Xavier à Venise.

1538 : Les compagnons se retrouvent à Rome.

1541 : En Avril, départ en bateau pour « les Indes ».

1542 : Le 6 mai, arrivée à Goa, sur la côte occidentale de l’Inde.

1549 : Le 15 août, arrivée au Japon (à Kagoshima sur l’île de Kyushu).

1552 : le 3 décembre, décès sur l’île de Shangchuan (ancien nom européen : Sancian), au large de Canton en Chine.

1622 : Le 12 mars, François est canonisé en même temps qu’Ignace de Loyola et Thérèse d’Avila.

1927 : Le 14 décembre François Xavier est déclaré saint patron des missions en même temps que Sainte Thérèse de Lisieux.

Le regard de François est autre :

« Ces îles abondent en consolations spirituelles : tous ces périls, tous ces labeurs, si on les accepte volontiers pour le seul amour et le service de Dieu notre Seigneur, sont d’abondants trésors de grandes consolations spirituelles ; si bien qu’en peu d’années, on perdrait la vue, sous l’abondance des lagrimas consolativas (larmes de joie) … »

 

Il se donne sans compter à sa tâche … et appelle de ses vœux que se lèvent encore des ardents missionnaires ! Il écrit avec une grande ferveur et une certaine véhémence :

« La pensée me saisit souvent d’aller dans les facultés de chez vous, et surtout à l’université de Paris : je voudrais crier en pleine Sorbonne et m’adresser à ceux qui ont plus de science que de zèle pour l’employer avec profit… s’ils voulaient réfléchir aux talents que Dieu leur a donnés, ils sentiraient alors, dans l’intime de leur âme, la volonté divine et chercheraient les intérêts de Jésus-Christ plus que leurs désirs propres. Ils diraient : « Seigneur, me voici prêt à appareiller, que voulez-vous que je fasse ? envoyez-moi où vous voulez ». 

 

 

Compagnon de Jésus (c’est-à-dire jésuite), il restera profondément lié à ses frères, et en particulier à Ignace, qu’il ne reverra plus. Il termine les lettres qu’il adresse régulièrement à ce dernier – pour lui transmettre l’avancée de sa mission et se remettre à lui dans l’obéissance (Ignace est alors le supérieur de la Compagnie) – par des formules qui disent ce lien très fort qui traverse les distances :

« Je termine, en priant votre sainte charité, Père très exemplaire de mon âme, à genoux pendant que j’écris cette lettre, comme si j’étais en votre présence, de me confier instamment à Dieu notre Seigneur dans vos pieux et saints sacrifices et prières : qu’Il me donne d’apercevoir sa très sainte volonté dans cette vie présente, avec la grâce pour l’accomplir parfaitement. ».

 

Son zèle sans borne lui fait espérer une entrée en Chine – dont l’accès est interdit à tout étranger – malgré les nombreux obstacles qui s’amoncellent sur sa route : c’est seul qu’il essaiera coûte que coûte d’atteindre ce pays. Il écrit :

« Je me rends sur ces rivages au large de Canton, privé de tout secours humain, mais dans l’espoir qu’un maure ou un païen me conduira sur la terre ferme de Chine. »

Au début de septembre 1552, il arrive sur l’île de Sancian, à dix km des rivages de Chine. François n’avait plus avec lui qu’un jésuite étudiant, Alvaro Ferreira, un jeune Chinois, Antonio, et un domestique malabar, Christophe. Ferreira tremble à la pensée des geôles de Canton : François le renvoie de la Compagnie de Jésus ; Christophe s’apprête à déserter au premier signe de danger… Finalement, ne reste auprès de François qu’Antonio, ce fils de la Chine, fidèle comme un fils.

Le 21 novembre 1552, François célèbre sa dernière Messe. L’office terminé, il se sent défaillir. Voici le récit de l’unique témoin de ces derniers jours de François par le fidèle Antoine :

« Il supportait le tout avec grande patience. Son esprit alors se mit à vagabonder, et, dans son délire, des mots, incohérents en apparence, prouvaient qu’il pensait à ses frères de la Compagnie de Jésus… Les yeux levés au ciel, et, avec une attitude très joyeuse, il tint à haute voix de longs colloques avec Notre Seigneur, dans les différentes langues qu’il connaissait. Ce jour-là, il perdit l’usage de la parole, et resta silencieux pendant trois jours, jusque vers le jeudi à midi. Pendant tout ce temps, il ne reconnaissait personne et ne mangeait plus rien. Jeudi vers midi, il reprit ses sens, mais ne parla que pour invoquer la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit, l’une de ses plus tendres dévotions. Il reprit ces paroles Jésus, « Fils de David, ayez pitié de moi » ; il s’exclama à plusieurs reprises « O Vierge, Mère de Dieu, souvenez-vous de moi »… Il eut sur les lèvres ces invocations et d’autres du même genre toute la nuit du vendredi, jusqu’à l’aube du samedi, quand je compris qu’il se mourait ; je plaçai une petite chandelle dans sa main ; alors avec le nom de Jésus sur les lèvres, il rendit son âme à son Créateur et Seigneur, avec grand repos et paix. »

Une prière de Saint François Xavier

« Mon Dieu, je vous aime ! Ce n’est pas pour le ciel que je vous aime (…) A la croix, mon Jésus, vous m’avez pressé sur votre cœur. Vous avez enduré les clous, le coup de lance, le comble de la honte, les douleurs sans nombre, la sueur et l’angoisse, la mort … Tout cela pour moi, à ma place, pour mes péchés. Alors, ô Jésus très aimant, pourquoi donc ne pas vous aimer d’un amour désintéressé, oubliant le ciel et l’enfer, non pour être récompensé, mais simplement comme vous m’avez aimé ? C’est ainsi que je vous aime, ainsi que je vous aimerai : uniquement parce que vous êtes mon roi, uniquement parce que vous êtes mon Dieu. Ainsi soit-il. »

 

Pour aller plus loin : https://www.jesuites.com/saint-francois-xavier-sj/

Lire l’évangile selon St Luc..

Continuer notre route à l’écoute de la Parole qui travaille les cœurs !

6 rencontres pour découvrir ou redécouvrir l’évangile selon St Luc c’est ce qu’ont partagé une vingtaine de personnes, sur 2 groupes, depuis début octobre.

C’est dans une ambiance studieuse (mais sans examen final !) que les participants ont écouté Sr Nathalie et Sr Sophie leur parler des récits de l’enfance prélude à la mission, des paraboles de Jésus annonçant la venue du Royaume. De la Passion et de la Résurrection menant à la naissance de l’Eglise. Ils ont également partagé leur propre lecture de ces récits.

Chacun a pu se laisser rejoindre dans son chemin intérieur en lien avec cet évangile.

La Parole est vivante, n’hésitons pas à la lire avec d’autres !

Seul mais avec les autres – Marcher et prier en Aveyron –

Samedi 25 septembre 2021

Cette marche de 2 heures, seule et en silence dans un beau paysage était une nouveauté pour moi. Seule mais au loin, les participants qui me précèdent ou me suivent …

En silence, je suis plus attentive à la nature, ce chemin large et sinueux, les arbres qui ont gardé leur feuillage, de paisibles vaches, des mûres…

Seule …avec un beau texte d’Evangile et des clefs pour creuser en moi comment résonne la parabole de « la graine de moutarde … ».

Se remémorer les visages de ceux qui m’ont aidé à grandir par leur amour, leur bienveillance. Ceux qui m’ont partagé leur témoignage de foi, la famille, les prêtres, les amis chrétiens.

« La graine devient un arbre… »

Ma vie, aujourd’hui où la famille est la priorité.

Mais les rencontres de bible, les rencontres en équipe sont des lieux d’échange importants me permettant un chemin de Foi.

Besoin d’élaguer dans les loisirs ,les activités pour se concentrer sur l’essentiel…

En nous retrouvant dans la jolie chapelle de Notre Dame de la Salette, sans nous connaître, nous échangeons bien simplement sur notre marche solitaire . Cela nous permet d’enrichir notre découverte. Le repas est pris ensuite dans un ambiance conviviale, comme le retour vers Gabriac. Cette journée dans une ambiance très fraternelle m’a permis de prendre force et courage pour vivre cette année.

Un grand  Merci aux organisateurs !  Geneviève

 

 

 

Halte spirituelle à Urt – « S’abandonner à Dieu, s’en remettre à sa bonté »

Une réelle envie de se poser et un thème accrocheur ont amené une quinzaine de personne – de 39 à 90 ans ! – à participer à cette halte durant le week-end du 9-10 octobre au cœur du Pays Basque.

En couple ou en individuel, membres ou non d’équipes CVX, tous ont profité des topos, des ateliers marche, chants, des temps de prière personnelle ou communautaire sans oublier les moments de partage en petits groupes.

Les repas en silence ont particulièrement été appréciés comme en témoigne cette participante : « cela m’a beaucoup émue, je ne pensais pas avoir autant de belles pensées dans ce silence, j’étais comme au ciel ! ».

Ce week-end a touché en profondeur tous les protagonistes.

Rendez-vous est donné pour le prochain en mai 2022

Le 9 janvier, l’Eglise fête le baptême du Seigneur

« Comme Jésus priait, après avoir été baptisé, le ciel s’ouvrit »

Luc 3, 15-16.21-22

 

En ce temps-là,
le peuple venu auprès de Jean le Baptiste était en attente,
et tous se demandaient en eux-mêmes
si Jean n’était pas le Christ.
Jean s’adressa alors à tous :
« Moi, je vous baptise avec de l’eau ;
mais il vient, celui qui est plus fort que moi.
Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales.
Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. »

Comme tout le peuple se faisait baptiser
et qu’après avoir été baptisé lui aussi, Jésus priait,
le ciel s’ouvrit.
L’Esprit Saint, sous une apparence corporelle, comme une colombe,
descendit sur Jésus,
et il y eut une voix venant du ciel :
« Toi, tu es mon Fils bien-aimé ;
en toi, je trouve ma joie. »

Vivons ce jour avec un chant à écouter, à lire, en contemplant le tableau de Bernadette Lopez (alias Berna).

Tu parais sur les bords du Jourdain

Tu parais sur les bords du Jourdain,
Toi, Jésus, qui rejoins les pécheurs.
Avec eux tu te fais pèlerin,
Ils verront quel sera leur Sauveur !

Tu descends dans les eaux du Jourdain,
Quel baptême oses-tu demander !
Jean-Baptiste pressent d’où tu viens,
Il t’accueille d’un cœur purifié.

Baptisé dans les eaux du Jourdain
Tu remontes du fleuve pascal.
Jean-Baptiste est lui-même témoin :
Tu seras le vainqueur de tout mal.

Grande joie sur les bords du Jourdain !
Dieu nous parle et les cieux sont ouverts.
Sur les eaux plane encor l’Esprit Saint,
Te voici Messager de sa paix.

Une voix sur les bords du Jourdain
Te proclame « le Fils bien-aimé ».
Aujourd’hui cette voix nous parvient,
Tout l’amour de ton Père est donné.

Texte Claude Bernard / Musique Michel Wackenheim

https://www.youtube.com/watch?v=vuUt1WChFl0