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01 décembre 2020 – 2eme dimanche de l’avent

Rendez droits les sentiers du Seigneur (Mc 1, 1-8)

Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu.
Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers.
Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. Il proclamait un baptême de conversion pour le pardon des péchés. Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. Jean était vêtu de poil de chameau, avec une ceinture de cuir autour des reins ; il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage. Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales. Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

La Madeleine aux 2 flammes Georges de La Tour

Un mot sur l’artiste et son œuvre

Pieter Bruegel, dit l’Ancien, est un peintre et graveur brabançon né vers 1525 et mort le 9 septembre 1569 à Bruxelles, dans les Pays-Bas espagnols. Avec Jan van Eyck, Jérôme Bosch et Pierre Paul Rubens, il est considéré comme l’une des grandes figures de l’École flamande, et l’une des principales de l’École d’Anvers.

Il fut probablement l’élève de Pieter Coecke van Aelst, artiste cultivé, peintre et architecte. Il fréquente un cercle d’artistes et d’érudits humanistes, fut l’ami du cartographe Abraham Ortelius qui écrivit quelques belles lignes à sa mémoire1. Mais sa vie sociale déborde largement ce milieu intellectuel. Il fréquente volontiers les noces paysannes auxquelles il se fait inviter comme « parent ou compatriote » des époux.

Le peintre est en rupture avec ses prédécesseurs comme avec le goût italien de ce XVIème siècle. En faisant la jonction entre le Moyen Âge et la Renaissance, il dépasse l’art des Primitifs flamands et s’affranchit de celui des Italiens ; l’unité de ses compositions, son talent narratif et son intérêt pour les « genres mineurs » en font un artiste inclassable dans l’histoire de l’art.

Par son œuvre, Bruegel part à la découverte de l’homme et du monde. Dans sa recherche, il fait du monde paysan sa principale source d’inspiration : sa peinture lui vient du monde, de la vie quotidienne, du travail, de la folie, de la sagesse populaire et de ses proverbes. Le peintre montre les paysans tels qu’ils sont dans leurs activités et divertissements. Pour la première fois dans l’histoire de la peinture, la classe rurale est humanisée dans une vision objective.

1« Bruegel a peint bien des choses qui ne peuvent être peintes. Dans toutes ses œuvres, il y a toujours plus de pensée que de peinture. […] Les peintres qui représentent des êtres gracieux, dans la fleur de l’âge, et veulent ajouter à la peinture un je ne sais quoi d’élégance charmante qu’ils tirent d’eux-mêmes, dénaturent tout à fait l’image représentée et en s’éloignant du modèle choisi, ils s’éloignent aussi de la beauté vraie. Notre Bruegel est pur de cette tache. »

Sources : https://fr.wikipedia.org/wiki/La_Pr%C3%A9dication_de_saint_Jean-Baptiste
https://artsandculture.google.com/asset/the-sermon-of-saint-john-the-baptist-pieter-bruegel-the-elder/eQFtxANEO2mvnQ?hl=fr

Méditation à partir du tableau « « La prédication de St Jean Baptiste »

***En fin de document, vous trouverez quelques indications de méthode pour la prière**

« Commencement de l’Évangile de Jésus, Christ, Fils de Dieu »

Au commencement, la création.

Toute la création est représentée dans ce tableau :
– la lumière, resplendissante, qui ouvre l’horizon, et les ténèbres, évoquées en arrière-fond en haut à gauche du tableau,
– le ciel, les eaux et la terre,
– les plantes, herbe et arbres qui portent semence,
– les oiseaux du ciel, les bêtes (un chien nous regarde au 1er plan),
– et « l’Adam » : hommes, femmes, enfants, jeunes, vieux…

« Au commencement Seigneur, tu m’as appelé ».
Tu es là mon Dieu : dispose mon cœur, mon intelligence, ma volonté : que tout mon être soit écoute de ta parole, de ton appel.
Je te demande la grâce de rendre droit le chemin par lequel je viens à toi, de savoir reconnaître et choisir, dans ce qui m’est donné, ce qui m’aide à avancer sur ce chemin…

« Il est écrit dans Isaïe, le prophète : Voici que j’envoie mon messager en avant de toi, pour ouvrir ton chemin. Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. (…) Alors Jean, celui qui baptisait, parut dans le désert. (…) Il proclamait : « Voici venir derrière moi celui qui est plus fort que moi ; je ne suis pas digne de m’abaisser pour défaire la courroie de ses sandales.

Jean, l’humble messager.

Où est-il Jean, dans cette foule immense et compacte ? Il faut le chercher pour le trouver ; on ne le voit pas d’emblée, mais on entend sa voix ! Il est comme derrière cette voix, lui qui pourtant est envoyé en avant, pour préparer le chemin de Celui qui vient.

Sa voix annonce un Autre, comme son geste : sa main droite bénit – Bruegel reprend le geste de bénédiction qui, dans l’iconographie, est celui du Christ – mais sa main gauche, en désignant un autre, dit bien qu’il n’est pas Celui qui doit venir : Il vient derrière lui, Celui qui est plus grand que lui, mais il est la voix qui l’annonce.

Je peux faire mémoire de tous ceux qui ont été pour moi comme des Jean Baptiste : ils m’ont annoncé le Christ, ils ont préparé en moi un chemin pour Sa venue, ils ont été des compagnons de route…

Suis-je moi aussi, parfois, appelé à être cette voix qui annonce, qui interpelle, qui accompagne, pour que le Seigneur soit davantage reconnu et accueilli ? Comment est-ce-que je reste ‘derrière Lui’ ?

« Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem se rendaient auprès de lui, et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain, en reconnaissant publiquement leurs péchés. »

Une foule immense, en attente.

Bruegel a voulu réunir sur sa toile le monde entier dans sa diversité : nobles, prêtres, soldats, villageois, paysans, Flamands, Espagnols, Juifs, Gitans, Turcs, valides et infirmes, jeunes et moins jeunes… Le tableau semble cependant insister non pas sur les différences, mais sur l’unité : ils forment une seule assemblée, convoquée, réunie par la voix de Jean Baptiste, par Celui qu’il annonce. Prémices de la nouvelle Alliance que le Christ conclura avec l’humanité tout entière : Il vient non pour juger le monde, mais pour que par lui, le monde soit sauvé (cf. Jn 3, 17)

 J’accueille la promesse du Salut qui m’est faite.

J’accueille les frères et sœurs en humanité qui me sont donnés pour avancer sur ce chemin vers la Vie.

Je présente au Seigneur ceux que j’aime, ceux que je n’arrive pas à aimer, les proches et les lointains… qu’en Lui, la fraternité et l’unité grandissent et se fortifient.

« Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ; lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

La plus grande partie du tableau est compacte, resserrée autour de Jean Baptiste. Cette densité serait étouffante s’il n’y avait cette trouée lumineuse, ce chemin ouvert, ce large horizon qui attire le regard. Le bras gauche de Jean, s’il montre Jésus qui vient, semble également nous inviter à ne pas rester là, mais à oser nos pas vers cette ouverture : il y a un ‘davantage’ à chercher, à recevoir.

Seigneur, au terme de ce temps, je te dis mon désir de me laisser conduire par l’Esprit : que son souffle oriente, ordonne mes pas jusqu’à toi, afin que te reconnaissant pleinement, je t’aime et te suive davantage, en tout ce qui fait ma vie.

Que ton Esprit me donne de dire, en communion avec tous mes frères les hommes, tes enfants bien-aimés : Notre Père…

Deux chants pour accompagner cette méditation

Chant 1

Au commencement, Seigneur…
CFC (f. David)

Au commencement, Seigneur, tu m’as appelé !
Tu murmurais mon nom en façonnant la terre,
Aucune voix ne peut couvrir
La première promesse ;
Que s’engendre dans mon corps
Ta parole, ô mon Dieu !

Au commencement, Seigneur, tu m’as regardé !
Et je sais désormais que tes yeux sont lumière :
Tu as fait luire au fond de moi,
Traversant la pénombre,
Un éclat de vrai désir,
Ton image, ô mon Dieu !

Tout au long du temps, Seigneur, tu restes caché !
La trace de tes pas nous conduit vers nos frères :
Tu es présent dans notre foi,
Comme sève profonde,
Tu fais croître les sarments
De ta vigne, ô mon Dieu !

Tes commencements, Seigneur, sont l’éternité !
Nos vies sont le jardin dont tu attends l’offrande ;
Le vent gémit sur la moisson
Qui sommeille en ce monde,
Près de l’arbre où s’accomplit
Ta patience, ô mon Dieu !

Chant 2

Préparez à travers le désert
(Communauté de l’Emmanuel)

Voir la vidéo

Préparez, à travers le désert,
Les chemins du Seigneur.
Écoutez, veillez, ouvrez vos cœurs,
Car Il vient, le Sauveur.

1. Tracez, dans les terres arides,
Une route aplanie pour mon Dieu.
Les ravins seront relevés,
Tous les monts et les collines abaissés

2. Portez à mon peuple la joie,
Consolez, consolez mes enfants !
Proclamez le salut de Dieu,
Le rachat et le pardon des péchés.

3. Voici, le Seigneur vient à nous,
Et sa gloire en ce monde paraît.
Sa Parole nous est donnée
Pour nos pas elle est lumière à jamais.

4. Élève avec force ta voix !
Le voici, ton berger, ne crains pas !
Il rassemble tous ses enfants,
Les conduit sur les chemins de la Vie.

Quelques indications pour la prière

AVANT

Choisir : le lieu (un lieu tranquille, « habité » – une icône, une Bible…), un moment dans la journée (à noter éventuellement dans votre agenda) et la durée (20’, 1/2h…) … et vous tenir à ce que vous avez décidé !

Lire le texte avec lequel vous allez prier.

PENDANT

Commencer par se disposer physiquement (la position du corps) et intérieurement (me tourner vers le Seigneur, dans le silence ; peut-être lui demander la grâce de me disposer à être tout à son écoute).

Faire mémoire du texte, son contexte, le lieu où il se passe… et demander une grâce : demander ce que je désire, à la lumière du texte avec lequel je vais méditer.

Suivre les points proposés, en m’arrêtant là où j’ai du goût, là où je suis rejoint…

A la fin de ma prière, parler à Dieu « comme un ami à son ami ou un serviteur à son maître » de ce qui m’habite, ce qui s’est éclairé, ce qui reste en question…

APRÈS

Noter l’une ou l’autre chose de ce que j’ai vécu dans la prière : ce qui m’a aidé, ce qui a été difficile ; les sentiments (joie, tristesse, paix, ennui…) ; les goûts, les lumières, les résistances ; telle parole qui a résonné fortement…

Cet exercice de relecture aide à reconnaître ce qui s’est passé dans la prière et à progresser peu à peu, à être attentif à la manière dont Dieu me conduit.

Retrouvez une proposition de méditation pour chaque dimanche de l’Avent.
Ensemble, allons à la rencontre de Celui qui vient habiter notre monde.

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2020-11-30T18:16:24+01:00Activités|
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