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« N’ayez pas peur » (Mt 28)

 

Un des plus grands défis auxquels nous sommes confrontés tous les jours ? La peur.
Peur de ce qui nous dérange ; de ne pas être à la hauteur ; des mauvaises nouvelles ; de l’inconnu ; de ne pas être aimé ; de souffrir ; de l’échec ; de la maladie ; des risques à prendre ; des critiques…
Des peurs qui risquent de paralyser notre vie.

« Sois sans crainte » : ces mots paraissent 365 fois dans la Bible... Pouvons-nous douter du message de Dieu, de sa bonté ?

Durant ce week-end, nous irons à la rencontre du Christ qui invite les personnes qu’il rencontre à traverser leurs peurs et à lui faire confiance au cœur des tempêtes...

« Si tu traverses les eaux, je serai avec toi (…) Ne crains rien, car je suis avec toi (…) Tu as du prix à mes yeux, tu comptes beaucoup pour moi et je t’aime » ( Isaïe 43, 2-5)


4 Vos réactions

  • « Lève-toi, prends ton grabat et marche » Le 26 février 2010 à 08:59, par Mariane et Philippe

    Pour Philippe c’était une première expérience de retraite. Ce qui l’a très agréablement surpris, c’est la qualité d’écoute et de conseils prodigués par l’équipe d’accompagnants.

    Nous avons apprécié les temps personnels de réflexion et de prière, sans avoir après à les partager en grand groupe. Ceci nous a permis pour l’un à reprendre "contact" avec les textes d’Evangile, pour l’autre à relire et à apprendre à prier avec ces textes. Nous avons aussi découvert pour l’un, profité pour l’autre, de l’importance de la place de la prière, seul, dans un face à face avec Dieu.

    Nous en avons retiré de la sérénité. Savoir que l’on peut "demeurer" dans la souffrance pour vivre, et vivre avec celle-ci dans une paix intérieure.

    Nous sommes sûrs et impatients de retenter l’aventure de la retraite.

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  • Trouver Dieu en toutes choses Le 16 décembre 2006 à 14:26, par Anne-Marie Marrou

    Quelques échos du week-end retraite des 1-2-3 Décembre 2006, à Notre Dame de Livron :

    « Tant de choses nous accaparent, toutes aussi importantes les unes que les autres ... Je n’ai pas le temps de prier... Mais si Dieu pouvait être rejoint dans le quotidien, dans les choses ordinaires de la vie ? », écrivions-nous dans le tract d’invitation...

    A quelques jours de Noël, avec les 22 retraitants présents, (quelques-uns venus des diocèses voisins), nous nous sommes entraînés à découvrir les traces de sa présence dans nos vies et à l’accueillir, pour qu’il puisse « crécher » en nous, jour après jour. Et nous avons évoqué et vécu trois manières de le faire :

    1) La prière, d’abord : Dieu est tellement amoureux des hommes, qu’il est venu les rejoindre en se faisant l’un d’eux : c’est l’incarnation. Il nous attend désespérément, et la prière est le moyen privilégié pour le trouver. Alors nous sommes entrés dans la prière de Jésus, à travers ce que nous rapporte l’évangile de Luc. Prier, c’est perdre du temps pour Dieu, parce que c’est vital, comme respirer, comme aimer.

    2) La relecture, ensuite : relire sa vie, c’est s’arrêter, pour mettre des mots sur une expérience, pour y trouver un début d’explication et un sens, pour goûter les choses de l’intérieur. Relire notre histoire, c’est découvrir que ce qui nous arrive (ombres ou lumières, joies ou malheurs ) nous fait grandir. Et nous avons mis nos pas dans ceux des disciples d’Emmaüs (Lc 24 )

    3) Le service, enfin : servir, c’est rejoindre le Christ lavant les pieds de ses disciples, c’est dire après lui : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? », laissant à l’interpellé le temps de formuler son désir, et obligeant celui qui pose la question à attendre et à écouter. Servir, c’est éloigner de nous toute tentation de briller, c’est faire preuve de la plus grande humilité, et vouloir que l’autre ait la 1ère place.

    Nous étions venus à Livron, à l’écart, pour nous reposer et reprendre souffle. Grâce au silence, à la prière, à l’Eucharistie, à l’accompagnement, nous avons fait l’expérience d’un Dieu proche, qui se laisse trouver dans le quotidien le plus banal, à condition de lui faire de la place, en étant des pauvres, comme les bergers, et des chercheurs, comme les mages.. Peut-être ainsi avons-nous pressenti un peu mieux le mystère de Noël ?

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  • Trouver Dieu en toutes choses Le 5 décembre 2006 à 23:25

    Retraite Chevistag à Notre Dame de Livron Décembre 2006

    « Il est parfois long le chemin qui va de la tête au cœur, à l’écoute de la Parole.... », car l’écoute ou la lecture de la Parole passe par le filtre du langage et donc de l’analyse , mais des exercices spirituels de St Ignace permettent parfois de raccourcir utilement cette distance, .... Un autre chemin nous est proposé : celui du regard, dans une approche plus globale, il conduit directement à l’émotion et donc au cœur ; pour exemple, la contemplation, l’adoration orientale des icônes est aussi une prière à Dieu.

    Au cours de cette halte la contemplation du tableau d’Arcabas m’a touchée, elle m’a amenée à suivre le chemin inverse : celui du cœur vers la tête, pour goûter pleinement une forme d’intelligence de la foi.

    Ce que m’inspire le tableau de Arcabas des pèlerins d’Emmaüs

    Le tableau dégage une harmonie liée à la complémentarité des couleurs : le bleu et les jaunes-orangés -chères à Arcabas- et à la disposition des formes : grande horizontale, 3 verticales.

    Je vois dans ce tableau l’Eglise naissante, telle que voulue par Dieu.

    Les personnages :
    Celui de gauche, yeux grand ouverts, contemple, il est attentif aux paroles de bénédiction du Christ. Il est stable : accoudé, jambes croisées, il ne reçoit pas de lumière directe, est plutôt dans l’ombre, mais porte déjà un habit clair, le motif derrière est droit, bien posé, de couleur plus rabattue que sur le reste du tableau.
    C’est la place des contemplatifs dans notre Eglise, c’est la prière de chacun de nous.

    Celui de droite est en pleine action, pas n’importe laquelle : celle du service, il sert le vin pour la prière juive de bénédiction et regarde en même temps le Christ. L’action est rendue par sa position dynamique : son geste, il est prêt à se lever de sa chaise éloignée de la table, par les couleurs : rouge en bas, orange vif, la lumière vient sur lui.
    Les responsables dans notre Eglise sont remarqués, sont parfois ‘sous les feux de la rampe’, ils témoignent haut et fort, ils n’agissent pas pour eux-mêmes, ils sont tournés vers celui d’où leur vient la lumière.

    Le Christ au milieu, est en train de disparaître : son visage se confond presque avec le décor, dans l’ombre ; la couleur bleue me semble être comme le ciel en contraste avec les 2 autres personnages, il ne fait plus partie de ce monde mais il laisse .... la table ! de même couleur que sa robe, cela préfigure le sens de l’autel. Le motif derrière lui est comme un mouvement de départ vers l’arrière, on dirait un cœur à droite de sa tête ... le cœur de Dieu ?

    Les objets :
    L’entrée dans le tableau (plan le plus proche de celui qui regarde) se fait par le motif des croix sur la nappe. Ce motif resitue l’histoire : dans la croix noire, comme le tombeau et la tristesse ressentie par les personnages au début du récit, est placée une croix dorée, signe de résurrection ; c’est le contemplatif qui tient le motif et nous fait ainsi entrer dans ce mystère : il commence à comprendre....

    La lumière circule : elle vient du devant du tableau (au-dessus de la croix...), se dirige en oblique vers le cœur de Jésus, où le pain et le vin sont placés, pour rejaillir sur les mains du Christ, sur la table et sur personnage en action. La lumière symbolise la Gloire de Dieu.

    Le pain et le vin, présence réelle illuminée, alors que Jésus disparaît, sont au centre du tableau, comme l’Eucharistie est au cœur (et à la source) de notre vie d’Eglise.
    Le chandelier à 3 branches, et non à 7 ou 9 branches (c’est nouveau !) fait écho aux 3 personnages et nous révèle un Dieu Père, Fils et Esprit Saint.
    Le motif du fond est une symbolique abstraite de l’Eglise qui naît en cet instant précis et que tous ensemble nous sommes appelés à animer.
    Jocelyne, peintre à ses heures...

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