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Avec Etty HILLESUM, risquer, traverser, lâcher prise...

Pierre FERRIERE, sj , Madame Isabelle MEEÛS-MICHEIELS

Etty HILLESUM

Morte en 1943 à Auschwitz, à l’âge de 29 ans, cette jeune juive hollandaise a réalisé, l’espace des trois dernières années de sa vie, un parcours saisissant. Vive et douée, mais aussi empêtrée dans le chaos d’une existence qui se noyait dans ses propres méandres, Etty a entrepris un travail personnel exigeant qui l’a conduite à une rencontre centrale et décisive avec Dieu, ainsi qu’a une solidarité bouleversante avec son peuple broyé par le régime nazi.

Pour bon nombre de nos contemporains,
le journal de cette jeune femme a suscité
 - un choc,
 - un éblouissement,
 - une sorte d’élargissement de leur " champ de conscience "
.

 

A partir de quelques chapitres du livre
 Prier 15 jours avec Etty HILLESUM,

cette session nous introduira à une plus grande familiarité
avec nous-mêmes et avec Dieu
par l’entremise de celle qui est devenue pour beaucoup,
non seulement une amie,
mais un guide
sur le chemin d’un authentique vie intérieure.

Topos et mises en contexte
lecture d’extraits choisis
échanges en petits groupes et en plénum…
et pauses conviviales
rythmeront notre rencontre.

L’Eucharistie sera proposée le dimanche à 16h pour ceux qui le souhaitent

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…Je me souviens d’un carnet écrit par une juive quelques jours avant sa mort.
Elle est dans un camp de transit.
Hier la vie le travail l’amour.
Aujourd’hui la soif la faim la peur.
Demain rien.
Le train qui l’emmènera vers demain
est sur les rails
vérifié par des mécaniciens scrupuleux.
Le train qui filera dans un demain sans épaisseur
dans un jour sans jour.
Cette femme regarde autour d’elle
et vers le dernier matin
décrit émerveillée le linge des enfants
lavé dans la nuit par les mères
et mis à sécher sur les barbelés.
Elle dit combien cette vue
la réconforte
lui donne un cœur
contre lequel viennent battre
en vain
les aboiements des chiens et les cris des soldats
le souffle lourd des trains plombés.

Laver le linge
pour que l’enfant demain
se sente léger confiant
dans des vêtements frais propres.
Même si demain n’est plus
dans la suite des jours.
Même si demain
ne verra pas le jour.

Il n’y a pas d’autre légèreté
que celle de ces gestes
qui délivrent la vie quotidienne
sans façons sans se poser de questions
comme on peut défaire des nœuds de lacet
doucement lentement
surtout sans impatience
car on ferait aussitôt d’autres nœuds.
Pas d’autre grâce que celle-là
qui est la seule que nous ayons
la vie le quotidien la vie
la vie la vie la vie…
C. Bobin

P.-S.

s’inscrit à la session « Avec Etty HILLESUM... »

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